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Soutiens la manifestation du 17 novembre a Gênes
Appel à manifester à Gênes ce samedi 17 novembre à 15 heures : rdv auprès de la Comunità di San Benedetto al Porto, Marina di Genova, pour rejoindre Piazza De Ferrari, le lieu où le G8 a organisé son sommet sanglant en 2001.
à Paris devant l’ambassage italienne à Paris ce samedi 17 novembre à 13H, 51 rue de Varenne, Paris - métro rue du Bac
Nous nous adressons à tous ceux qui étaient à Gênes les 19, 20 et 21 juillet 2001. A tous ceux qui luttent contre les guerres et la précarité, contre la dévastation du territoire et des biens communs. A ceux qui se battent contre l’exploitation dans les universités, au travail, dans leurs quartiers. A à ceux qui se battent contre l’aberration des Centres de Rétention pour les migrants. A ceux qui ne renoncent pas à rêver un monde différent.
Les magistrats de l’Etat italien, Canepa et Canciani, ont demandé 224 années de prison pour 25 manifestants dont l’unique faute est d’avoir été à Gênes pour contester le G8. Cette demande révèle le genre de justice que l’Etat veut nous imposer : une justice qui acquitte toujours le pouvoir et ses crimes, qui frappe avec la violence de l’assassinat de Carlo Giuliani, avec la prison pour ceux qui osent désobéir et se révolter. Cette honteuse requête nous ne voulons pas l’accepter. Le véritable but de ce procès est de récrire l’histoire pour la détourner parce que elle met le pouvoir en difficulté.
Notre histoire nous parle du courage collectif de défier ensemble les tout-puissants du G8 qui provoquent des guerres et des massacres. Elle nous parle de la désobéissance aux lois injustes et aux interdictions ; elle nous parle de ce refus collectif qu’en toute illégalité, Gênes ait été transformée en zone militaire. Notre histoire, celle que les deux magistrats Canepa et Canciani voudraient enterrer sous deux siècles de prison, nous parle des tortures dans la caserne de Bolzaneto, des attaques et des tabassages dans les rues et du carnage à l’école Diaz tout ce qu’ont fait les forces de l’ordre. Cette histoire nous parle du commandant responsable de l’ordre public à Gênes, le seul chef de Police, dans l’histoire de l’Italie, directement promu membre du gouvernement.
Nous nous adressons à tous parce que l’objectif de ce procès est de viser les mouvements sociaux actuels et futurs. La ’vendetta’ de l’Etat qui risque de s’abattre sur les 25 accusés, est aussi une tentative de verrouiller tout espace d’antagonisme et de démocratie directe qui souvent s’oppose à celle trompeuse du pouvoir.
Nous, premiers signataires de l’appel "Nous, ceux de Via Tolemaïde", proposons de retourner à Gênes le 17 novembre pour dire haut et fort que la verité ne s’éfface pas, ni avec la violence, ni avec la prison.
Pour crier ensemble que nous exigeons la liberté pour ceux qui payent pour une faute collective : celle de s’être révolté contre l’injustice. Nous demandons à tous de se mobiliser, de descendre dans ces rues que le pouvoir redoute tant qu’il décide de nous terroriser afin de les vider et les rendre muettes. Nous demandons aussi à ceux qui n’étaient pas à Gênes d’y retourner parce que le futur est ce que nous bâtissons maintenant.
A ceux qui étaient à Gênes mais qui aujourd’hui siègent au parlement ou sont haut placé à l’intérieur des partis institutionnels, nous demandons de se porter garants et d’assurer qu’il y ait des trains pour ceux qui veulent se rendre à Gênes pour manifester, et que le gares des villes d’où nous partirons ne soient pas militarisées comme cela arrive de plus en plus souvent ces derniers temps.
Nous appelons largement à cette grande manifestation qui affirmera que désobéir est un acte juste et que le droit à la résistance exercé à Gênes est légitime et naturel. Les procès politiques contre les mouvements sociaux doivent cesser et tous les accusés doivent être libérés.
Nous nous rassemblerons auprès de la Comunità di San Benedetto al Porto, Marina di Genova à 15 heures, samedi 17 novembre, pour rejoindre Piazza De Ferrari, le lieu où le G8 a organisé son sommet sanglant en 2001.
Don Andrea Gallo (Fondatore Comunità San Benedetto al Porto-Genova) | Valeria Cavagnetto (Genova) | Vladia Grillino (Genova) | Milena Zappon (Genova) | Domenico Chionetti (Genova) | Simone Savona (Genova) | Luciano Bregoli (Genova) | Luca Oddone (Genova) | Paolo Languasco (Genova) | Matteo Jade (Genova) | Luca Daminelli (Genova) | Maurizio Campaga (Genova) | Luca Casarini (Marghera - imputato a Cosenza) | Tommaso Cacciari (Venezia) | Michele Valentini (Marghera) | Max Gallob (Padova) | Vilma Mazza (Padova) | Duccio Bonechi (Padova-imputato a Genova) | Federico Da Re ( Padova-imputato a Genova) | Cristian Massimo (Monfalcone) | Donatello Baldo (Trento) | Domenico Mucignat (Bologna) | Gianmarco De Pieri (Bologna) | Manila Ricci (Rimini) | Daniele Codelupi (Reggio Emilia) | Claudio Sanita (Alessandria) | Luca Corradini (Milano) | Silvia Liscia (Milano) | Francesco Raparelli (Roma) | Francesco Brancaccio (Roma) | Emiliano Viccaro (Roma) | Luca Blasi (Roma) | Antonio Musella (Napoli)